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L’assurance vie et le principe de la capitalisation

Sur un contrat d’assurance-vie, l’épargne investie grossit par capitalisation. Cette caractéristique rapproche l’assurance-vie des bons de capitalisation. Par rapport à ces derniers, elle possède cependant un atout supplémentaire.

Qu’est-ce que la capitalisation ?

Les contrats d’assurance-vie fonctionnent sur le principe de la capitalisation. Ce terme signifie que pendant la vie du contrat, le souscripteur ne reçoit pas de revenus. Les produits engendrés par le placement des primes versées sont en effet réinvestis immédiatement sur le contrat : incorporés à l’épargne, ils deviennent eux-mêmes productifs de revenus.

Exemple : 10 000 € placés sur un contrat qui rapporte 5 % par an produisent 500 € d’intérêts. Ces 500 € s’ajoutent au capital initial. La deuxième année, ce ne sont donc plus 10 000 € qui vont fructifier mais 10 500 € (10 000 + 500).

Les intérêts produits s’élèveront ainsi à 525 € (10 500 X 5%) et le capital atteindra 11 025 €. La troisième année, les intérêts s’élèveront à 551,25 € (11 025 X 5 %) et le capital rémunéré à 11 576,25 €. Et ainsi de suite tant qu’aucun retrait n’est effectué sur le contrat.

Cette technique de capitalisation permet, grâce à son effet « boule de neige », de faire grossir l’épargne investie et de recevoir, à terme, un capital plus conséquent.

Assurance-vie et contrat de capitalisation

Les bons (ou contrats) de capitalisation sont des produits financiers qui permettent de se constituer un capital garanti à une échéance déterminée lors de la souscription (au minimum 8 ans). Ils présentent plusieurs points communs avec l’assurance-vie.

Comme pour cette dernière, le souscripteur verse une ou plusieurs primes qui seront investies, pour une durée déterminée :

  • soit de manière sécuritaire : comme pour les contrats en euros, un rendement minimal est alors éventuellement garanti auquel s’ajoute une participation aux bénéfices ;
  • soit de manière plus risquée : comme les contrats multisupports, ils peuvent être adossés à des actions, des SICAV et des Fonds communs de placement (FCP). La rémunération n’est pas garantie et dépend de a performance du support.

Les bons de capitalisation fonctionnent également sur le principe de la capitalisation : les intérêts produits par le placement ne sont pas versés chaque année mais sont incorporés au capital investi initialement. Ils deviennent donc à leur tour productif d’intérêts. Enfin au terme du contrat, le capital augmenté des intérêts capitalisés est versé :

  • au souscripteur, s’il est encore en vie ;
  • au bénéficiaire désigné en cas de décès du souscripteur.

Les bons de capitalisation se distinguent cependant des contrats d’assurance-vie sur un point déterminant : ils sont de simples placements financiers et non un produit d’assurance. De ce fait, ils ne bénéficient d’aucun avantage en matière successorale.

Contrairement à l’assurance-vie, ils ne sont donc pas exonérés de droits de succession. Le bénéficiaire doit les déclarer à l’ouverture de la succession du souscripteur, Ils seront alors soumis, comme n’importe quel placement classique, aux droits progressifs de succession (de 5 % à 60 % selon le montant et le lien de parenté entre le souscripteur et le bénéficiaire).




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